To Blog or not to blog ?

Question qui renvoie à la question que j’adressais à Sébastien Canevet, un spécialiste de Sherlock Holmes, pionnier d’Internet, et qui m’avait été présenté par un autre pionnier parmi les fournisseurs d’accès, j’ai nommé le sympathique Bernard Decarroux, fondateur de InterPC (L’internet du Poitou Charentes, pour ceux qui ignoreraient l’origine du nom de sa société)

 

Bref, à l’époque, j’avais été chargé par notre PDG de la  communication sur Internet. C’était aussi le temps où fleurissaient les « Minitels roses » en effusions permanentes. Internet semblait prendre la même tournure, sans même qu’on comprenne très bien qui était aux commandes de la toile (Le sait-on vraiment aujourd’hui ?). Sébastien Canevet avait eu cette réponse que je garde gravée dans les premiers Ko de ma mémoire : « Il ne tient qu’à vous qu’Internet ait un contenu intéressant. Si vous laissez le X s’emparer de la toile, eh bien la toile sera rose. Internet sera ce qu’on y mettra ». Logique imparable, mathématique indubitable et vérifiée depuis.

 

Deux semaines plus tard, je créais mon premier site Internet professionnel. D’autres ont hésité, et ont du payer très cher le rachat du nom de domaine qui correspond au nom de leur entreprise. Je connais même des petits malins qui ont acheté des noms de domaines, comme zizou.com, pour le simple plaisir d’entrer en contact avec l’intéressé, n’est pas Yves ?

 

Depuis, Internet s’est démocratisé, tant du point de vue des coûts d’accès que des outils de publication ; bien que personnellement, je trouve le maniement de certains forums clés en mains bien plus compliqués qu’un site propriétaire. Ce qui compte, c’est que quasiment tout le mode peut ouvrir une fenêtre sur la toile et créer un espace personnel. Certains blogs sont de vraies merveilles d’un point de vue de l’esthétique. D’autres privilégient le contenu. Tels des serpentins déroulés d’une fenêtre à une autre, des liens se tissent basés sur des affinités de type amical, associatif, culturel, sportif, mais aussi politique, confessionnel. Des liens fragiles mais puissants qui drainent vers les sites les plus intéressants des visiteurs toujours plus nombreux qui finissent pas se compter en millions.

 

Certains préfèrent rester cachés derrière le reflet de leurs fenêtres, d’autres entretiennent le mystère au travers d’un contenu savamment distillé. La mise à jour de certains blogs est attendue avec impatience, et la trêve estivale est vécue comme une frustration de premier ordre. On y parle de tout, de soi, des autres, de la vie, du tricot, du chat Félix et du Solex de Pépé, des bagnoles et de fringues. Mais ce qui me frappe le plus, c’est qu’on y parle, sans le savoir ou sans se l’avouer, d’amour, de sentiments, des relations entre hommes (et femmes !). Et c’est bien. C’est salutaire pour l’esprit, et çà permettra, je l’espère, aux prochaines vagues de quinquas d’être moins exposés aux troubles psychologiques.

 

La planche de surf est remisée au garage, d’une pichenette je déploie l’écran de mon portable pour surfer à nouveau sur la toile : vive la rentrée !

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4 réponses à To Blog or not to blog ?

  1. Justin dit :

    Très bon post :-)

  2. Vianney dit :

    D’accord avec Justin, un plaisir de lire ce billet …

  3. Sabine dit :

    C’est vrai que l’on parle de beaucoup de chose sur Internet 😉
    Très joli post…Et je confirme que la toile est ce que l’on en fait. C’est un endroit d’expression et de visibilité 24h/24 et 7j/7 L’internaute peut y passer, y repasser, ou ne plus jamais y venir.
    Mais malgré tout aujourd’hui, c’est toujours le mot sexe qui est le plus tapé sur les moteurs de recherche, alors célibataire ou en couple il semble que le sexe soit toujours tabou, ou alors soumis à la frustration même pour les personnes en couple parfois. Comme le disait Coluche, les deux seuls choses qui semblent mener le monde et qui le mèneront encore quelques siècle sont le sexe et l’argent…

  4. Effectivement, très agréable à lire :-)

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