Forty Years After

C’est en revisitant (virtuellement) Woodstock que j’ai découvert un groupe dont je connaissais le nom mais dont j’avais négligé le répertoire. Un groupe qui a littéralement “décollé” grâce à sa prestation lors du concert du siècle. Etait-ce seulement un concert ? Il faut réécouter les interviews de Michael Lang, l’organisateur qui voulait ainsi financer la construction de son studio d’enregistrement et qui a finalement créé un des plus grands évènements sociaux planétaire. Presque sans le vouloir, il a aidé 450000 jeunes américains à résoudre l’énigme lancée un peu plus tôt par JF Kennedy « L’Amérique a tout, sauf un tout petit rien, et ce petit rien c’est l’essentiel ».

Curieusement, il semblerait que le groupe Ten Years After n’ait pas eu besoin d’entonner son morceau « I want to change the world » (http://www.youtube.com/watch?v=hUokMbJC3P8) pour ravir le cœur des spectateurs qui s’est en revanche enflammé pour « I’m goin’ home » (http://www.youtube.com/watch?v=LFpfureaCVs). Une très belle partition sur des paroles un peu fatalistes ”Id love to change the world, But I don’t know what to do, So I’ll leave it up to you”. Sympa le mec Alvin! Il nous laisse un drôle de chantier! En revanche « who needs money, monopoly » reste définitivement très contemporain, too bad.

 

Foutage de gueule

S’il y a bien quelque chose qui m’horripile dans la vie, c’est qu’on se paie ma tête. Alors bien sûr, avant de m’engager un peu dans la vie publique, je me suis fait une raison, j’ai appris à maîtriser mes réactions … enfin presque, à quelques rictus nerveux près.

 

Mais alors là, au championnat du monde de foutage de gueule, EDF (d’habitude sponsor) emporte haut la main la médaille d’or, toutes catégories confondues.

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Que la facture électronique soit simple, peut être, à condition de savoir manier la souris et dompter le système d’exploitation ; qu’elle soit pratique, pourquoi pas, tant qu’un grain de sable ne glisse pas dans la belle mécanique et que ne commence pas le long calvaire de la réclamation. Mais prétendre qu’elle soit gratuite, là, faudra qu’on m’explique ! A raison de 500€ le PC qui sera obsolète dans 4 ans, de 30€ par mois la connexion Internet, et en intégrant la consommation électrique ( ! ) je ne trouve pas qu’elle soit si gratuite que çà cette facture !

 

Et quand bien même ce slogan inepte ait pu germer dans l’esprit d’un communiquant tellement rivé à son PC qu’il en a oublié qu’il y a une vie hors le web, j’ai du mal a imaginer qu’avant d’imprimer cette enveloppe à des millions d’exemplaires, quelques cadres responsables (mais peut être suis-je trop exigeant) aient pu donner leur imprimatur !

 

Eh bien si ! Donc, foutage de gueule => coup de gueule, CQFD.

 

PS : Déso Philippe …

To Blog or not to blog ?

Question qui renvoie à la question que j’adressais à Sébastien Canevet, un spécialiste de Sherlock Holmes, pionnier d’Internet, et qui m’avait été présenté par un autre pionnier parmi les fournisseurs d’accès, j’ai nommé le sympathique Bernard Decarroux, fondateur de InterPC (L’internet du Poitou Charentes, pour ceux qui ignoreraient l’origine du nom de sa société)

 

Bref, à l’époque, j’avais été chargé par notre PDG de la  communication sur Internet. C’était aussi le temps où fleurissaient les « Minitels roses » en effusions permanentes. Internet semblait prendre la même tournure, sans même qu’on comprenne très bien qui était aux commandes de la toile (Le sait-on vraiment aujourd’hui ?). Sébastien Canevet avait eu cette réponse que je garde gravée dans les premiers Ko de ma mémoire : « Il ne tient qu’à vous qu’Internet ait un contenu intéressant. Si vous laissez le X s’emparer de la toile, eh bien la toile sera rose. Internet sera ce qu’on y mettra ». Logique imparable, mathématique indubitable et vérifiée depuis.

 

Deux semaines plus tard, je créais mon premier site Internet professionnel. D’autres ont hésité, et ont du payer très cher le rachat du nom de domaine qui correspond au nom de leur entreprise. Je connais même des petits malins qui ont acheté des noms de domaines, comme zizou.com, pour le simple plaisir d’entrer en contact avec l’intéressé, n’est pas Yves ?

 

Depuis, Internet s’est démocratisé, tant du point de vue des coûts d’accès que des outils de publication ; bien que personnellement, je trouve le maniement de certains forums clés en mains bien plus compliqués qu’un site propriétaire. Ce qui compte, c’est que quasiment tout le mode peut ouvrir une fenêtre sur la toile et créer un espace personnel. Certains blogs sont de vraies merveilles d’un point de vue de l’esthétique. D’autres privilégient le contenu. Tels des serpentins déroulés d’une fenêtre à une autre, des liens se tissent basés sur des affinités de type amical, associatif, culturel, sportif, mais aussi politique, confessionnel. Des liens fragiles mais puissants qui drainent vers les sites les plus intéressants des visiteurs toujours plus nombreux qui finissent pas se compter en millions.

 

Certains préfèrent rester cachés derrière le reflet de leurs fenêtres, d’autres entretiennent le mystère au travers d’un contenu savamment distillé. La mise à jour de certains blogs est attendue avec impatience, et la trêve estivale est vécue comme une frustration de premier ordre. On y parle de tout, de soi, des autres, de la vie, du tricot, du chat Félix et du Solex de Pépé, des bagnoles et de fringues. Mais ce qui me frappe le plus, c’est qu’on y parle, sans le savoir ou sans se l’avouer, d’amour, de sentiments, des relations entre hommes (et femmes !). Et c’est bien. C’est salutaire pour l’esprit, et çà permettra, je l’espère, aux prochaines vagues de quinquas d’être moins exposés aux troubles psychologiques.

 

La planche de surf est remisée au garage, d’une pichenette je déploie l’écran de mon portable pour surfer à nouveau sur la toile : vive la rentrée !

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Forty Years After
didier - 28 août 2009
didier
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